Fiscalité de l'épargne 2018

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en novembre 2018

Sommaire

  • Fiscalité de l’épargne 2018 : 2 grands nouveautés
  • Fiscalité sur les valeurs mobilières
  • Fiscalité sur l'immobilier
  • Fiscalité sur les livrets et l'assurance-vie

La fiscalité de l’épargne en 2018 est profondément modifiée par l’apparition du prélèvement forfaitaire unique (PFU). Il réforme le régime d’imposition des revenus de capitaux mobiliers.

Par ailleurs, même si l’imposition des revenus locatifs et des plus-values n'est pas modifiée, la pierre est désormais le seul actif taxé au titre de l'impôt sur la fortune immobilière.

Fiscalité de l’épargne 2018 : 2 grands nouveautés

La loide finances pour 2018 instaure un PFU aussi appelé « flat tax ». Il concerne principalement :

  • les revenus mobiliers (dividendes, coupons d’obligations, intérêts de placements à terme, etc.) ;
  • les plus-values réalisées lors de la cession de valeurs mobilières.

Le taux du PFU est de 30 % (12,80 % d’impôt sur le revenu, 17,20 % de prélèvements sociaux). Non libératoire de l’impôt sur le revenu (IR), il est prélevé à la source, à titre d’acompte, par l’établissement financier détenant les produits d’épargne. Dans un second temps, l’imposition est liquidée en fin d'année fiscale.

L’autre changement majeur de la fiscalité de l’épargne concerne le remplacement de l'ISF par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Fiscalité sur les valeurs mobilières

L’apparition du PFU joue essentiellement sur les valeurs mobilières. La nouvelle règle du jeu est la suivante :

  • les produits de placements à revenu fixe et les coupons d’obligations sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Il est possible d’opter pour le barème progressif de l’IR lors de la déclaration de revenus ;
  • dividendes : ils sont également soumis au PFU de 30 %. L’imposition porte sur le montant brut des dividendes. Le contribuable a la possibilité d’opter pour une imposition du dividende au barème progressif de l’IR lors de sa déclaration de revenus. En ce cas, il continue à profiter du traditionnel abattement de 40 % et de la déductibilité d’une partie de la CSG (6,80 %). En revanche, il n’échappe pas aux prélèvements sociaux à 17,20 % ;
  • plus-values mobilières : dorénavant, les plus-values nettes enregistrées sur un compte titres ordinaires après imputation des pertes de l’année et d’éventuels ­reports des années précédentes, sont taxées au PFU.

Le contribuable peut opter pour une imposition au barème progressif, lui permettant de conserver les abattements pour durée de détention sur les titres acquis avant 2018. Cet abattement est de 50 % entre 2 et 8 ans de détention et de 65 % après 8 ans. Les prélèvements sociaux restent dus.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2018, les gains acquis ou constatés sur un PEA sont soumis aux prélèvements sociaux en vigueur au jour de la sortie et non au jour de leur constatation.

Fiscalité sur l'immobilier

Les changements concernent directement la pierre qui devient le seul actif concerné par la nouvelle imposition sur la fortune. Pour le reste :

  • revenus locatifs : non éligibles au PFU, ils restent soumis à l’impôt progressif et aux prélèvements sociaux (17,20 %). Si les loyers bruts du propriétaire sont inférieurs à 15 000 €/an, il peut opter pour le régime du microfoncier. Si le logement est loué meublé, les loyers entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commer­ciaux (BIC) ou du micro-BIC permettant de bénéficier d’un abattement de 50 %. Si les revenus dépassent 70 000 €, le bailleur est imposé au régime réel ;
  • plus-values immobilières : elles sont imposables au taux de 19 % et aux prélèvements sociaux après abattement pour durée de détention. La plus-value n’est plus imposable au bout de 22 ans pour l’impôt, mais reste soumise aux prélèvements sociaux à concurrence de 30 ans ;
  • plan épargne logement (PEL) : il paie un lourd tribut à la loi de finances 2018. Les intérêts versés sont désormais soumis à l'impôt sur le revenu dès sa 1ère année d’existence. Ils font l'objet du prélèvement forfaitaire unique. Par ailleurs, les PEL souscrits depuis le 1er janvier 2018 sont privés de prime d’État. Ces modifications concernent aussi les comptes épargne logement (CEL).

Fiscalité sur les livrets et l'assurance-vie

Là aussi, la nouvelle réforme fiscale apporte de nombreuses modifications :

  • tous les placements fiscalisés et générant des intérêts sont concernés par le PFU à l’exception notable des livrets d’épargne réglementés : Livret A, Bleu, Livret Jeune, LDDS, et LEP qui restent totalement défiscalisés ;
  • assurance-vie : le système en vigueur avant 2018 est conservé sans changement pour tous les gains issus des versements réalisés avant le 27 septembre 2017.

Les gains réalisés sur les contrats de plus de 8 ans profitent d’une exemption partielle : si l’actif du contrat est inférieur à 150 000 €, le taux forfaitaire est de 7,50 % (+ 17,20 % de prélèvements sociaux). Au-delà de 150 000 €, il passe à 12,80 % (+ prélèvements sociaux), ce qui le porte à 30 %.

L’abattement annuel de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune (4 600 € pour un célibataire) est maintenu.

Epargne : votre guide gratuit à télécharger

Vous trouverez au sein de ce guide rédigé par des auteurs spécialisés :

  • Une vision complète pour bien gérer votre argent
  • Les infos essentielles pour comprendre l'épargne
  • Des conseils sur les placements, les produits
Télécharger mon guide
Epargne

Aussi dans la rubrique :

Argent de côté

Sommaire