Risque de marché

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

Sommaire

 

Le risque de marché est assimilable au risque de pertes résultant de l’évolution des prix du marché.

Ces pertes résultent essentiellement des fluctuations du prix des actifs composant un portefeuille de valeurs financières.

Risque de marché : définition

Les risques de marché sur les marchés de capitaux sont liés à la variation de cours des actifs et valeurs financières.

S’ils ne sont pas contenus, les risques de marché peuvent avoir des conséquences dramatiques pour les institutions financières comme l’a démontrée la crise de 2007-2008.

Les principaux risques de marché sont de quatre ordres : risque de taux, risque de change, risque actions, et risque matières premières.

Risque de taux

Le risque de taux est celui que fait courir au porteur d'une créance ou d'une dette à taux fixe ou variable l'évolution du loyer de l'argent entre la date de l'engagement et la date d’échéance. Ce risque a pour conséquence de provoquer une perte potentielle en capital (moins-value).

Le risque de taux concerne tant les produits à taux fixe (obligations, etc.) que ceux à taux variable, notamment s’ils présentent une viscosité freinant leur adaptation aux nouvelles conditions du marché.

Risque de change

Le risque de change est celui de voir la valeur d'un investissement influencée par la fluctuation des taux de change. Cette épée de Damoclès menace plus directement les entreprises. Entre la signature d’un contrat, la livraison et le paiement, peuvent s’écouler des mois. Durant ce laps de temps, les taux change applicable (EUR/CAD par exemple) peuvent modifier la rentabilité financière d’un opération. Pour couvrir ce risque, il existe différentes formules : clause d’indexation, clause de risques partagés, etc.

Risque actions

Le risque actions correspond à la possibilité de subir une perte en capital entre le moment de l'achat et celui de la revente des titres. Cette potentialité est pris en compte par la prime de risque. À savoir, l’écart de rendement attendu d’une action par rapport à un actif dit sans risque.

Cette prime évolue selon les époques : elle a culminé en 2008 après la faillite de Lehman Brothers (crise des subprimes) ou encore en 2011-2012, durant la crise de la dette souveraine en zone euro. C’est durant les krachs financiers que le risque action se manifeste avec le plus d’intensité. Entre le le 22 octobre et le 13 novembre 1929, les actions cotées à Wall Street ont par exemple perdu 40 % de leur valeur (en moyenne).

Risque matières premières

Pour les entreprises impliquées dans la production et la transformation de matières premières et énergie, les risques liés à la volatilité des prix sont un enjeu majeur.

Ainsi, les constructeurs automobiles sont exposés aux fluctuations des cours de l'aluminium, du plomb ou du palladium dont le prix peut représenter jusqu'à 25 % du bénéfice dégagée par véhicule. Pour se prémunir contre ce risque, les entreprises peuvent souscrire à des contrats sécurisant le prix des matières premières.

Risques liées aux opérations de marché

Les opérations de marché entraînent de nombreuses prises de risques. Parmi ceux-ci, on peut citer :

  • le risque de contrepartie : il expose le créancier au risque de voir son débiteur (la contrepartie) incapable de rembourser sa dette à l’échéance convenue. Quant aux produits dérivés, le risque de contrepartie se limite aux opérations réalisées sur les marchés de gré à gré (pas de chambre de compensation) ;
  • le risque opérationnel qui peut advenir si des erreurs sont commises en instruisant des paiements ou en réglant des transactions post-marché (back-office) ;
  • le risque de liquidité : il apparaît quand une entreprise ne parvient pas à transformer certains avoirs illiquides en avoirs liquides, ce qui l’empêche de remplir ses obligations financières.