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Les fib retracements, abréviation de « retracements de Fibonacci » (un mathématicien du 13ème siècle) sont utilisés pour trouver des zones de support et de résistance durant des phases de consolidation.

Pour calculer ces retracements, les analystes financiers utilisent plusieurs points disposés sur un graphique à partir de « nombres d’or ». Voici un petit cours de mathématiques permettant de mieux comprendre l'origine et les principes des fib retracements.

Principes de base des retracements de Fibonacci

Léonard de Pise, plus connu sous le nom de Fibonacci (1170-1245) est l’un des plus grands mathématiciens du monde occidental. Il est passé à la postérité pour avoir inventé une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes le précédant.

Le début de la suite de Fibonacci est le suivant :

1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144 [...]

De prime abord déconcertante, cette suite est pourtant simple à calculer. Pour l’obtenir, il suffit d’additionner les deux premiers chiffres pour calculer le suivant :

1 + 1 = 2 ; 1 + 2 = 3 ; 2 + 3 = 5, etc.

De cette suite, Fibonacci a ensuite extrait des nombres d’or qui sont aujourd’hui utilisés pour calculer des retracements boursiers.

Ces nombres d’or fournissent les ratios de Fibonacci, qui, une fois transformés en pourcentage, déterminent les probabilités de retracements sur un mouvement initial.

Pour obtenir ces nombres d’or, le mathématicien italien a calculé le rapport entre 2 chiffres de cette suite. Il en a tiré deux valeurs.

La première exprime le ratio entre un nombre et son suivant par exemple, 13 ÷ 21 = 0,618. Ce nombre est toujours le même quel que soit les chiffres (34 ÷ 55 = 0,618). D’où son nom de « nombre d’or ».

La seconde exprime mesure le rapport entre un chiffre de la suite et non pas le suivant, mais celui qui le suit (n + 2), par exemple 21 et 55 ou 55 et 144. Là aussi, le résultat est toujours le même, à savoir 0,382. C’est un autre nombre d’or.  

Fibonacci retracement : application

Appliqués au chiffre 1, ces nombres d’or, une fois transformés en pourcentages, permettent d’obtenir les retracements de Fibonacci. Ils définissent des niveaux de prix sur lesquels les cours peuvent temporiser, voire rebondir lors des phases de consolidations.

En effet, selon Fibonacci, une tendance haussière (ou baissière) a toujours un terme et n’est jamais linéaire.  En d’autres termes, des corrections interviennent toujours lors d’une phase de hausse et inversement.

Plus ou moins prononcés, les retracements correspondent à ces écarts à la hausse ou à la baisse qui se produisent quelque soit l’orientation du marché.

Pour calculer les niveaux de retracement (sur lesquels les rebonds ou corrections peuvent s’arrêter), les analystes font passer 6 lignes à travers un graphique de cours, par exemple celui d’une action.

Aux deux extrêmes, ont trouve un point haut (100 %) et un point bas (0 %).

Au milieu, on trouve un point médian (50 %).

Enfin, on trouve trois autres points placés respectivement à 61,8 %, 38,2 % et 23,6 %. 

Avec une tendance haussière, les retracements de Fibonacci descendent de 0 à 100 %. Pour les dessiner, il faut relier le point le plus bas (début de la tendance haussière) avec le point le plus haut sur lequel le retournement s’est produit.

Avec une tendance baissière, les retracements montent de 0 à 100 %. Pour les visualiser, il relier le point haut (début de la tendance haussière) avec le point bas, où le retournement a démarré.