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Un call loan est un prêt payable à la discrétion de l'emprunteur ou à la demande du prêteur.

Par extension, il s’agit du taux auquel un investisseur peut emprunter de l'argent auprès d’un courtier pour jouer en bourse avec un effet de levier.

Le taux d’un call loan est calculé à partir de celui de l’argent au jour le jour. Explications.

Définition et utilité des call loans

Les call loans (prêts d’appel) correspondent au taux d’intérêt que les banques facturent aux courtiers afin qu’ils disposent des fonds nécessaires pour accorder à certains de leurs clients des prêts sur marge.

Ces prêts permettent aux investisseurs de s’endetter pour augmenter leur capacité d'investissement. C’est ce que l’on appelle l’effet de levier.

Le remboursement de ces prêts peut être exigé par le banquier à tout moment. De même, ils peuvent être soldés par le courtier au moment de son choix, sans que celui-ci encoure de pénalités de remboursement anticipé. À son tour, le courtier peut annuler immédiatement les prêts accordés à ses clients pour financer un compte sur marge, par exemple en cas de perte de confiance.

Calcul du taux d’appel

Le taux d'intérêt d'un prêt d'appel est calculé quotidiennement. Il constitue la base sur laquelle les prêts de marge sont évalués. Le taux de ce prêt peut fluctuer quotidiennement en fonction de facteurs tels que les taux d'intérêt du marché, l'offre et la demande des fonds et la conjoncture économique.

Dans le monde anglo-saxon, ce taux est publié par différents périodiques.

Exemple des effets des call loans sur le krach de 1929

Les call loans ont constitué un des facteurs du krach de 1929. Avec ce mécanisme, les investisseurs ne versaient qu’une partie (environ 10 %) de l’argent nécessaire à l’achat de titres. Ils finançaient le solde grâce aux fonds prêtés par leur courtier, lui-même endetté auprès d'une banque.

Lorsque les cours ont commencé à flancher, les courtiers ont demandé à leurs clients d’honorer un appel de marge destiné à compenser leurs moins-values potentielles. La majorité étant incapable de remplir cette obligation, les courtiers ont alors vendu les titres qu’ils possédaient pour se dédommager. Près de 13 millions de titres ont ainsi été liquidés le 24 octobre 1929. Cette marée d’actions a accéléré la spirale baissière du marché. Elle devait durer 4 ans.

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