Gestion active

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

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La gestion active a pour objectif de « surperformer » l’indice de référence d'un portefeuille, appelé également le benchmark.

On oppose la gestion active à la gestion passive (indicielle) dont le but est de répliquer les performances d'un benchmark (le SBF 120). La gestion active qui concerne toutes les classes d’actifs perd du terrain au profit de la gestion indicielle depuis plusieurs années.

Principes de la gestion active

Le gestionnaire « actif » tente d’identifier les tendances, les secteurs et les titres sous-évalués dont le potentiel est supérieur aux perspectives de croissance du marché. Tandis que la gestion passive vise à répliquer l’évolution d’un indice de référence, la gestion passive cherche clairement à le battre.

La gestion active s’applique à toute les classes d’actifs, mais elle est largement concurrencée par la gestion passive qui connait un essor constant : sur les fonds d'actions de grandes capitalisations, on estime par exemple que la gestion passive est passée de 14 à près de 30 % en une décennie. Ce recul de la gestion active est liée à plusieurs facteurs : les gestionnaires actifs parviennent rarement à « surperformer » la gestion indicielle (passive), exception faite des fonds de petites capitalisations où ils parviennent encore à tirer leur épingle du jeu ; des frais de gestion élevés liés aux fréquents arbitrages minorent la performance des fonds actifs ; l'environnement réglementaire (MIFID II) donne un bonus à la gestion indicielle. L'agence de notation Fitch a récemment constaté que les investisseurs ont tendance à investir davantage les fonds de placement indiciels cotés en bourse que dans des produits « actifs ».

Gestion active : 2 écoles

Pour atteindre leur but - réaliser une performance supérieure à celle du marché - les gérants actifs utilisent différents outils : études financières, données économiques, statistiques, etc. Ils jouissent d’une marge de manœuvre supérieure à celle des gérants passifs qui, dans les grandes lignes, répliquent le panier de valeurs composant un indice (par exemple le CAC 40) sans sélectionner d’actions à titre individuel.

Au sein de la gestion active, on peut distinguer 2 types de gestion : la gestion traditionnelle et la gestion alternative.

Gestion active traditionnelle

La gestion traditionnelle est corrélée à l’évolution du marché. L’objectif du gérant actif est de battre ce benchmark grâce à la sélection des titres placés en portefeuille.

La performance de la gestion est évaluée en lien avec celle du marché.

La gestion active traditionnelle concerne essentiellement trois classes d’actifs : les actions, les obligations et les devises. Certains fonds mélangent ces différents actifs. D’où leur nom de fonds « diversifiés ».

Gestion active alternative

La gestion alternative est décorrélée des marchés financiers. Elle vise un objectif de performance « absolue », c’est-à-dire sans référence à un benchmark, et toujours supérieure à 0. En théorie, les résultats du gérant actif sont liés à ses choix et non pas de la tendance des indices boursiers.

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Pour tenir la distance, les gérants alternatifs améliorent les performances de leur fonds en jouant sur l’effet de levier que permettent les produits dérivés (options, etc.) et ils recourent à des stratégies d'arbitrages complexes. La structure la mieux calibrée pour la gestion alternative est celle du hedge fund.

Les hedge funds (fonds non cotés à vocation spéculative) sont les purs produits de la gestion alternative : leurs résultats sont en principe indépendants des performances des marchés d'actions et d'obligations. Ces fonds achètent et arbitrent des fonds dont beaucoup sont domiciliés dans des paradis fiscaux: Iles Cayman, état du Deleware, etc. 

Différentes approches de gestion active

Pour sélectionner les titres à placer dans leur portefeuille, les gérants actifs recourent à deux approches :

Approche top-down pour la gestion active

Le gérant part d’une analyse macroéconomique, s’oriente vers les secteurs qui ont le vent en poupe, puis sélectionne des valeurs les mieux profilées pour profiter d’une hausse. Selon cette approche, c’est le tonus général de l’économie qui conditionne celui des titres boursiers.

Approche bottom-up pour la gestion active

Le gérant se préoccupe du choix des valeurs avant de s’intéresser à la situation macroéconomique. Il va picorer (stock-picking) les sociétés sous-évaluées, et promises à un bel avenir du fait de leurs fondamentaux même si le marché fait grise mine. Son approche est liée aux caractéristiques de la société et non à la fluctuation des indices.

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