Top-down et bottom-up

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

Sommaire

Les stratégies « top-down » et « bottom-up » sont deux modes opposés de gestion de portefeuille.

La stratégie « top-down » (du haut vers le bas) part d’une analyse macro-économique pour descendre vers les secteurs boursiers, puis vers les valeurs à privilégier.

La gestion « bottom-up » (du bas vers le haut) cherche à repérer directement, au cas par cas, les sociétés prometteuses dont les titres sont sous-évalués ; les futures pépites.

Approche top-down : logique de sélection

L'approche top-down analyse l’ensemble de l'économie et du système financier avant de les étudier en détail pour isoler les secteurs où l’on recense les meilleures opportunités d’investissement. Dans un deuxième temps, les analystes top-down sélectionnent les entreprises les mieux positionnées.

En pratique, l’approche top-down consiste à ranger les unités de gestion en catégories homogènes, elles-mêmes subdivisées en sous-catégories. L’objectif est d’évaluer le rendement et le risque de chaque catégorie et les liens susceptibles de les lier. Au final, le gérant répartira les fonds entre les différentes catégories avant de descendre à l’intérieur de chacune d’entre elles pour y recruter les bons élèves.

Selon les tenants de cette méthode globale, ce sont d’abord la conjoncture économique et la dynamique d'un secteur qui conditionnent le rendement d'un titre.

La gestion top-down est notamment privilégiée chez les grands investisseurs institutionnels (banques à réseau, compagnies d’assurance, etc.) qui laissent moins de liberté à leurs gérants que les petites structures, réputées pour le dynamisme de leurs fonds actions.

Approche bottom-up : logique de sélection

Popularisée par le milliardaire américain Warren Buffet, l’approche bottom-up repose sur la logique inverse. Elle ne part pas du général pour aller vers le particulier, mais se focalise d’entrée sur les entreprises sous-évaluées et à fort potentiel. L’idée de base est qu'une entreprise innovante et bien gérée obtiendra de bons résultats financiers, quels que soient son secteur d’activité et l’état général de l’économie. Pour être menée avec efficacité, cette approche requiert un bon degré d’analyse financière et stratégique des entreprises cotées.

L’approche bottom-up est en cours dans les petites sociétés de gestion où les performances ne sont pas toujours référées à un benchmark. L’allocation est proportionnelle au ratio rentabilité/risque anticipé. Pour limiter leur exposition, les gérants diversifient leurs positions.

Approche top-down ou bottom-up : choix de la stratégie

Aucune de ces deux stratégies n’est meilleure que l’autre. Les deux correspondent aux affinités sélectives des investisseurs et à la grille de lecture qu’ils plaquent sur le monde de l’entreprise.

Une approche « macro » permet d’anticiper plusieurs scénarios d’évolution qui ne se concrétisent pas toujours, ce qui démontre que les fondamentaux ne font pas tout.

L’approche « micro » est légitimée par le fait que certaines sociétés tirent mieux leur épingle du jeu dans un environnement comparable, certaines pépites ne capitalisant pas encore tout leur potentiel économique.

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