Option vanille

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

Sommaire

Une option vanille, autre nom des options classiques, est un produit dérivé établissant un contrat entre un acheteur et un vendeur.

L'acheteur de l'option a le droit (mais pas l'obligation) d'acheter (call) ou de vendre (put) un actif sous-jacent à un prix fixé à l'avance pendant un temps donné.

En fonction de l’évolution du marché et de la profitabilité éventuelle de l’option, l’acheteur décidera ou pas d’exercer ce droit.

Option vanille : définition et fonctionnement

Les options vanille, sont les options les plus simples que l’on trouve sur le marché des produits dérivés.

Le principe des options vanille est le suivant : elles donnent à l’acheteur le droit (mais non l’obligation) d’acheter ou de vendre une quantité déterminée du sous-jacent à un prix fixé (prix d’exercice) jusqu’à une certaine date (l’échéance).

Pour acquérir ce droit, l’acheteur de l’option paye une prime au vendeur. La prime empochée par le vendeur correspond à la contrepartie de l’obligation de vendre ou d’acheter à l’échéance si l’acheteur exerce son droit.

Acheteur et vendeur ont donc des obligations réciproques.

L’acheteur a le droit d'acheter ou de vendre une quantité spécifique d'un actif sous-jacent à un prix d'exercice convenu d’avance. Il peut vendre le sous-jacent avant ou à la fin de l’option.

Le vendeur est contraint de vendre ou d’acheter le sous-jacent au prix d'exercice. En contrepartie il encaisse une prime, sachant que l'option peut être exercée par l'acheteur à tout moment jusqu'à la date d'échéance.  

Deux types d’option vanille

Il existe 2 types d’option :

  • l’option de style américain qui peut être être exercée à tout moment jusqu'à l'expiration. La date d’échéance constitue donc une date butoir ;
  • l’option de style européen qui peut uniquement être exercée au moment de la fin de l’option (pas avant, pas après).

Option vanille : intérêts contradictoires entre acheteurs et vendeurs

Selon la position dans laquelle il se trouve l’acheteur et le vendeur n’ont pas les mêmes intérêts.

Imaginons qu’un investisseur achète le droit d’acquérir 50 actions de la sociétés N à 25 euros moyennant le paiement d’une prime de 3 euros. Trois cas de figure sont possibles :

Le cours de l'action descend à 18 euros, l'acheteur n'a pas l'intérêt d'exercer son droit, il perd sa prime (l'option est dite « out-of-the-money »).

Le cours de l'action reste à 25 euros. L'acheteur perd la prime (l'option est dite « at-the-money ») ;

Le cours de l'action monte à 30 euros. L'acheteur réalise un bénéfice puisqu’il achète 25 euros une action qui en vaut 30. En fait il ne gagne que 2 euros par titre puisqu’il a déjà versé 3 euros d'une prime dont il conserve le bénéfice (l'option est dite « in-the-money »).

En ce qui concerne le vendeur, la perspective de risque est différente. Trois cas de figure sont possibles :

Le fait que l’action soit « out-of-the-money » est une bonne opération puisque l’acheteur n’exercera pas son droit de vente et qu’il conservera le bénéfice de la prime.

Si l'option est « at-the-money », il conservera la prime si l'acheteur n'exerce pas l'option.

Enfin si c’est l'option « in-the-money » qui l’emporte, le vendeur doit acheter les actions (à 30 euros pour reprendre l’exemple utilisé plus haut).  C’est une mauvaise affaire puisqu’il va devra payer la différence entre le prix de l’option est celui du marché (30 – 25 = 5 euros par titres). Il perd aussi la prime.