Placement sans risque

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

Sommaire

On parle de placement sans risque lorsque le souscripteur est (au moins) certain de récupérer son capital à la sortie, que celui-ci ait été versé en une fois ou sous forme de versements périodiques.

Dans la plupart des cas, la rémunération des placements sans risque est connue dès le départ. C'est notamment le cas des livrets réglementés. En échange de la sécurité qu’ils apportent aux épargnants, la rémunération des placements sans risque est souvent faible.

Rendement des placements sans risque

Les placements sans risque permettent de placer son épargne en lieu sur, donc de récupérer, au minimum, les sommes investies, diminués d’éventuels frais d’entrée (chargement) et/ou de gestion.

Inutile d’espérer gagner beaucoup d’argent avec ces formules d'épargne. Pour garantir sa sécurité, le capital est souvent placé sur des titres d’État qui ne rapportent pas grand-chose, si on fait exception de l’assurance-vie.

Dans la majorité des cas, le rendement des placements sans risque est connu d’avance, comme c’est par exemple le cas avec un livret A, ou encore un PEL.

Placement sans risque : les livrets réglementés

Les livrets d’épargne réglementés constituent la famille de placements sans risque la plus accessible et la plus souple, puisque les fonds sont disponibles à tout moment.

Le livret A permet de placer jusqu’à 22 950 € en toute sécurité pour faire face aux imprévus. L’épargne est rémunérée à 0,50 % (depuis le 1er février 2020) net d'impôts (taux nominal annuel net d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux) et elle reste disponible en permanence.

Le livret de développement durable et solidaire (LDDS, qui remplace le livret de développement durable) constitue une autre alternative. Comme le livret A, il garantit une rentabilité de 0,50 % et des intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Totalement sécurisée, l’épargne reste disponible sans frais, ni pénalité. Le plafond de versement est de 12 000 € (hors intérêts capitalisés).

En outre, à condition de ne pas dépasser un certain plafond de revenus (par exemple, 30 645 € pour un couple avec 2 parts en 2020), on peut mettre à l’abri jusqu'à 7 700 € sur un livret d'épargne populaire (LEP).

L’argent y travaille à 1 % net d’impôt et de prélèvements sociaux. Le livret reste ouvert aussi longtemps que le souscripteur respecte les conditions de revenus requises.

Si ce plafond est franchi, le LEP peut être conservé à condition que les revenus de l'année suivante repassent en dessous de ce niveau.

Placement sans risque : l’épargne logement

Le plan et le compte épargne logement constituent des placements garantis idéaux, à condition d’immobiliser son épargne durant une certaine période.

Hors intérêts capitalisés, le PEL permet de placer 61 200 € dans une tirelire qui rapporte 1 % depuis le 1er août 2016. Ce n’est pas Byzance, mais, pour les PEL ouverts avant le 1er janvier 2018, les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu jusqu'à la veille du 12ème anniversaire du PEL. Ils sont, en revanche, soumis aux prélèvements sociaux (17,2%). Ce placement est toutefois moins intéressant depuis le 1er janvier 2018 puisque les PEL ouverts à compter de cette date sont imposés dès la première année ( « flat tax » au taux unique de 30 % englobant l'impôt sur les revenus et les prélèvements sociaux).

De son côté, le compte d’épargne logement (CEL) donne la possibilité de faire fructifier 15 300 € supplémentaires à 0,25 %. Les intérêts sont nets d’impôts (mais pas de prélèvements sociaux) pour les CEL ouverts avant 2018. Par contre ils sont soumis à la « flat tax » de 30 % pour tous les CEL ouverts à compter du 1er janvier 2018.

Placement sans risques : obligations et assurance vie

Les obligations d’État, indexées sur l’inflation, permettent de prémunir le capital investi contre le coût de la vie. Leur taux varie en fonction de l’indice des prix à la consommation (hors tabac).

Cependant, la préservation du capital n’est garantie que si l’obligation est conservée jusqu’à son terme. Une revente avant cette échéance peut exposer le porteur à une bonne comme à une mauvaise surprise.

Contrairement aux supports d'investissement dits « en unités de compte » (Sicav, FCP, etc) qui ne garantissent pas le capital investi, les fonds en euros des contrats d'assurance vie offrent cette sécurité.

Les fonds sont majoritairement placés en titres d’État français et bénéficient donc d’une sécurité quasi indéfectible. Les sommes capitalisées sont disponibles à tout moment, même si les intérêts sont fiscalisés en cas de rachat partiel ou total avant un délai de 8 ans.

En 2015, les meilleurs fonds en euros ont délivré jusqu’à 3,5 %. Il est important de vérifier les performances des contrats sur une longue période avant de souscrire, car le bon grain côtoie l’ivraie.

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