Obligations remboursables en actions

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

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Une obligation remboursable en action (ORA) est une obligation convertible qui ne sera pas remboursée en espèces, mais en titres de la société émettrice, et ce, uniquement à son échéance.

Pour un investisseur, le principal avantage des ORA est qu’elles délivrent un rendement généralement supérieur à celui de l'action sous-jacente.

Leur principal inconvénient tient à leur manque de liquidité et au risque de voir le cours de l’action sous-jacente s’effondrer.  

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Mécanisme des obligations remboursables en actions

Contrairement aux obligations convertibles en actions, les ORA sont remboursées par remise d'actions de la société émettrice selon une parité définie dans le contrat d’émission. Cette opération d’échange est seulement réalisable à l’échéance de l’emprunt.

Le souscripteur prend le risque de se retrouver à l’échéance avec des actions dont la valeur sera inférieure à la somme souscrite en obligation en cas de baisse du cours.

En contrepartie, il jouit d’une rémunération supérieure à celle que lui aurait rapportée la détention directe d’action durant la période où il est « obligataire », c’est-à-dire avant la conversion.

Pendant la durée de vie du titre, le porteur reçoit les coupons liés à la détention de l'obligation. Le taux d'intérêt des ORA est souvent moindre que celui des obligations conventionnelles, car l'espérance de gain finale est plus élevée (si le cours de l’action sous-jacente monte) que dans le cas d’une émission classique.

Fiscalement, les ORA sont considérées comme des obligations jusqu'à leur remboursement. Ensuite, elles considérées comme des actions.

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Intérêt des obligations remboursables en actions pour les investisseurs

Pour un investisseur, l’ORA permet de parier sur le redressement futur d’une entreprise en percevant un intérêt supérieur au rendement de l’action sous-jacente durant la durée de vie obligataire.

Dans la mesure ou une entreprise peut émettre des obligations, et les rembourser avec les actions d'une autre société du même groupe, souscrire à une ORA permet éventuellement de se désengager de la société A pour finir actionnaire de la société B. Cette logique ne sera évidemment lucrative que si le potentiel de la société B est suffisant pour que la valeur de l’action sous-jacente s’apprécie.

Obligations remboursables en actions : les risques des investisseurs

Le risque principal encouru par le porteur d’une ORA est que le cours de l’action à l’échéance soit inférieur à la somme souscrite en obligation. Le potentiel de valorisation de l’action est donc déterminant dans le choix d’une ORA. Plus la durée de l’obligation est longue et plus ce risque est difficile à évaluer. Au final, une perte en capital est donc possible. Si c’est le cas, le cours de l’ORA s’ajustera et le rendement cumulé durant la vie du titre ne compensera pas forcément la moins-value finale.

L’autre inconvénient majeur des ORA est leur manque de liquidité, ce qui explique leur succès mitigé.

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