Risque de change

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en octobre 2020

Sommaire

Le risque de change est celui auquel s'expose tout investisseur (industriel, exportateur, etc.) se portant acquéreur d'un actif libellé dans une autre devise que celle de son pays.

En effet, une baisse des cours de change peut entraîner une perte de valeur d’actifs libellés en devises étrangères.

A contrario, la hausse des taux de change peut entraîner une hausse de la monnaie nationale freinant les exportations.

Explications.

Définition du risque de change

Le risque de change existe si la monnaie choisie pour le règlement des exportations ou l’achat d’actifs n’est pas l’euro. Avec les pays se trouvant dans cette zone, le problème ne se pose donc pas.

Le risque de change concerne au premier chef les entreprises qui travaillent à l’international. En effet :

  • Les fluctuations du taux de change au cours des délais de paiement peuvent affecter le montant des factures (risque de transaction).
  • La variation du taux de change d'une « paire » (c’est-à-dire d’une monnaie par rapport à une autre) peut avoir un impact sur la compétitivité des produits d'une entreprise. Volatile, la paire €/$ est l’une des plus travaillées au monde.

Le risque de change concerne aussi les investisseurs financiers. Si une banque prend, par exemple, une participation dans une société américaine cotée à New York, elle cumule à la fois le risque de marché lié à cette participation, mais aussi le risque de variation du taux de la paire euro/dollar.

Risque de change : moyens de s'en protéger

Comptablement, les entreprises provisionnent le risque de change. Pour se prémunir, elles disposent de différentes formules de couverture :

  • Contrats de change à terme : ce produit permet à une entreprise d’acheter ou de vendre à une date ultérieure une devise à un prix stipulé aujourd’hui.
  • Contrats d’option à terme : assez voisin du contrat à terme, le contrat d’option définit une période de règlement en l’étalant dans le temps.
  • Option sur devises : cette formule donne à une entreprise la possibilité d’acheter ou de vendre une devise à une date ultérieure, sans l’y contraindre. Si le cours au comptant est plus favorable que le taux d’exercice de l’option, elle peut y renoncer.
  • Contrat à prime zéro : il permet de fixer une plage de taux de change dans laquelle l’entreprise peut vendre ou acheter une devise. Elle dispose ainsi d’un niveau de protection prédéterminé.
  • Assurance : afin de protéger les entreprises contre les variations de change, un organisme comme la Compagnie Française d'Assurance pour le Commerce Extérieur (COFACE) propose des contrats destinés aux exportateurs. Ils couvrent 100 % de la perte de change constatée par rapport au cours à terme garanti aux échéances de paiement. Cette garantie joue pendant toute la durée de vie de l’opération commerciale.

Pour aller plus loin :