Marché secondaire

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en septembre 2020

Sommaire

Le marché secondaire est celui sur lequel sont échangés les actifs financiers d’abord émis sur le marché primaire. C’est en quelque sorte le marché des valeurs d’occasion. Il peut être réglementé ou de « gré à gré ».

Complémentaire du marché primaire, le marché secondaire assure la liquidité des marchés financiers quelque soit le type de valeurs cotées : actions, obligations, produits dérivés, etc. Faisons le point maintenant

Utilité du marché secondaire

Sur le marché primaire, acheteurs et vendeurs entrent en contact directement ou par le biais d'intermédiaires (brokers, etc.). Les introductions en bourse (Initial Public Offering ou IPO), les augmentations de capital (capital increase) ou encore les émissions d’obligation (bond issues), se déroulent sur ce marché. Le vendeur est appelé un « émetteur » et les actifs vendus le sont au « prix d'émission ».

Un cran en-dessous, le marché secondaire confronte des investisseurs qui vont s'échanger des titres d’occasion. Ce processus donne lieu à l'établissement d'un cours conditionné par le niveau de l'offre et de la demande à l'instant X. C’est le « prix de marché ».  

Le marché secondaire peut être régulé ou mettre directement vendeurs et acheteurs en contact sans que le régulateur intervienne.

Les marchés secondaires organisés

Le marché secondaire organisé remplit un certain nombre de fonctions :

  • Permettre un volume de transaction important de façon à garantir la liquidité des valeurs financières.
  • Établir des prix de marché résultant de la libre confrontation de l’offre et de la demande.
  • Garantir l’efficience du marché grâce à des opérateurs utilisant des outils permettant des transactions rapides et efficaces.
  • Faciliter les opérations de restructurations, fusions, concentrations et rachats d’entreprises cotées.

La plupart des marchés secondaires sont organisés par de grandes entreprises de marché comme le NYSE Euronext, le London Stock Exchange ou la Deutsche Börse. Sur ces plateformes s’échangent les titres des plus grandes sociétés de la planète.

Le fait de passer par un marché secondaire régulé apporte certaines garanties aux investisseurs :

  • Une autorité de supervision (comme l’autorité des Marchés Financiers à Paris) garantit l’égalité de traitement entre tous les actionnaires.
  • Les conditions d'accès au marché, à la cote ainsi que les modalités d'enregistrement et de publicité des négociations sont (théoriquement) gérées avec transparence.
  • Les entreprises cotées doivent remplir un certain nombre de critères : taille du bilan, gouvernance, minimum de flottant (actions effectivement susceptibles d’être échangées en bourse), chiffre d’affaires, etc.
  • Les prix d’achat et de ventes des titres sont fournis en continu ainsi que le volume des transactions exécutées.

Les marchés secondaires de gré à gré (OTC)

Sur ces marchés, non-organisés aussi appelés « Over the Counter » (OTC), les contacts entre acheteurs et vendeurs s’établissent directement. Les deux parties négocient entre elles les prix de transaction.

Réservés aux investisseurs avertis, les marchés de gré à gré présentent certains risques, par exemple celui de contrepartie (possible défaillance d'un acheteur ou d'un vendeur lors d’une transaction).

Parmi les principaux marchés de gré à gré, on recense le marché des changes et celui des dérivés  (instruments financiers dont la valeur varie en fonction du niveau d’un actif appelé sous-jacent) :

  • Le marché des changes : c’est sur le Forex (pour Foreign Exchange) que les devises dites « convertibles » sont échangées à des taux de change variant constamment. Après celui des taux, ce marché est le plus nourri de la planète. Ses principaux acteurs sont des banques ou des multinationales. D’après la Banque des Règlements Internationaux (BRI) le volume des échanges sur le Forex représentait 5300 milliards de dollars/jour en 2013.
  • Le marché des dérivés : contrairement à ceux échangés sur les marchés organisés, les produits dérivés OTC répondent aux besoins de couverture de certains intervenants qui souhaitent s’affranchir de l’œil du régulateur. Fin 2012, la BRI estimait qu’ils représentaient un encours de 632 579 milliards de dollars. En raison du rôle qu’ils ont joué dans plusieurs crises financières, ces dérivés OTC devraient être de plus en plus régulés à l’avenir, notamment en Europe si on s’en réfère aux principes et champs d'application du règlement EMIR.    

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